01 août 2019

Prière à Marie

 

L'angélus retentit par-dessus l'horizon,
Je dois me retirer et rester solitaire,
Car voici le moment propice à la prière,
Au mystère sacré, au sentiment profond.

Le crépuscule invite à un recueillement,
Le soleil disparaît derrière la colline
Et le ciel se remplit d'une grâce divine…
Alors, Vierge bénie, je t'invoque humblement.

Même si je t'oublie, si je doute parfois,
Penche-toi sur mon cœur, accepte ses souffrances,
Ses révoltes sa peur, toutes ses espérances,
Et permets-lui, Marie, de vivre dans la Foi.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

 

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30 juillet 2019

Paradis

 

Le soleil dort, le soir s'éteint,
La lune luit, les astres brillent
Et les étoiles s'éparpillent
Dans la noirceur du ciel serein.

Parfois un songe merveilleux
À travers l'ombre ouvre un passage
Vers des forêts, vers des rivages,
Vers des jardins mystérieux…

Mais seul le poète est admis
À visiter ces lieux étranges
Où l'on entend chanter les anges
Et les oiseaux du Paradis.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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Bien souvent

 

Bien souvent je m'endors en rêvant de la mer
Je repose au-delà d'une étoile lointaine,
Et tandis que la nuit au silence m'enchaîne
Mon esprit doucement s'envole dans les airs.

Je songe à l'éternelle clarté du soleil
Aux vagues déferlant sur la grève sauvage,
Et le bruit des galets roulant sur le rivage
Apaise mes tourments, et berce mon sommeil.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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25 juillet 2019

Aurore

 

Autrefois je venais, pour des raisons obscures,
Aux premières lueurs contempler la nature ;
Je m'égarais un peu devant tant de beautés
Car mon âme d'enfant se laissait emporter
Par le charme troublant de la nuit qui s'achève.
Et je goûtais ainsi, dans la candeur d'un rêve,
La tendresse infinie du jour qui commençait…
― Baignée de poésie, l'aurore apparaissait.

Autrefois je venais m'asseoir sous ce vieux chêne ;
Mon cœur, émerveillé, en oubliait sa peine.
Il aimait plus que tout cet instant de bonheur
Au lever du soleil, lorsque s'ouvrent les fleurs,
Il écoutait, songeur, le feuillage frémir.
L'ineffable splendeur qu'il ne pouvait saisir,
L'éphémère illusion d'espérance immortelle,
L'enivraient pour toujours de sagesse éternelle.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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24 juillet 2019

Intempéries

 

Il pleut il vente il grêle,
Dans l'air plein de tourments
Le froid sévit ; il gèle
Au gré du mauvais temps.

Il pleut il vente il tonne,
Il fait triste à nouveau,
La nature frissonne,
L'hiver revient trop tôt.

Il pleut il vente il brume
Et le ciel qui pâlit
Inonde d'amertume
Le petit matin gris.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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Apaisement

 

Enfin les mauvais jours se sont évaporés
Traînant un goût amer et une ambiance hostile.
Je pleure le temps vain et les heures stériles
Dans la paix revenue, le calme retrouvé.

Traînant un goût amer et une ambiance hostile
Mon cœur voit émerger du vide lancinant
Les rêves jusqu’alors demeurés en suspens.
Je pleure le temps vain et les heures stériles…

Mon cœur voit émerger du vide lancinant
La douce inspiration. Émue et impatiente
Je commence à tracer d’une plume dolente
Les rêves jusqu’alors demeurés en suspens.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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23 juillet 2019

Soir d'été

 

Allons, il faut chasser cette impression hostile.
Regarde la nuit vient, tout est calme au-dehors ;
On dirait que soudain les rumeurs de la ville
S'estompent dans le ciel parmi les reflets d'or.

 

Je t'accorde un répit. C'est l'heure où la Nature
M'invite à la sagesse et au recueillement,
Pour m'évader enfin de ces prisons obscures
Où se cachent l'ennui, l'angoisse et les tourments.

 

Pardonne mon chagrin, mon Âme ma compagne,
Et comprends ma douleur… Je voudrais tant revoir
Les arbres, les oiseaux, la forêt, la montagne,
Et près d'eux respirer le doux parfum du soir.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

 

 

 

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20 juillet 2019

Évasion

 

Voici venir le soir. Il est temps de partir
Vers un pays de rêve et de mélancolie ;
Viens donc, ma bien-aimée, ma seule et douce amie,
Loin des réalités, et loin des souvenirs.

Nous irons visiter les jardins de la nuit,
J'oublierai mon chagrin, mes haines inutiles,
Le bruit, les cris, les gens, les fêtes et la ville
Qui remplissent mon cœur d'aversion et d'ennui.

Ne restons pas ici, fuyons le cauchemar,
Les tristes avenues, les rues, les lieux infâmes…
Allons, prépare-toi, ma Princesse mon Âme,
Ensemble franchissons les célestes remparts.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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19 juillet 2019

Matin d'hiver

 

La brume conservait un goût de rêve étrange,
Déliant la candeur des secrets de la nuit,
Elle mêlait ainsi le soleil et l'ennui
Sous le voile infini de son aile d'archange ;

Déliant la candeur des secrets de la nuit
La neige regardait l'étoile ou le nuage,
Pâle comme un soupir, triste comme un naufrage,
Elle mêlait ainsi le soleil et l'ennui ;

La neige regardait l'étoile ou le nuage
Lorsque je m'éveillai dans le petit matin
Bercée par la douceur d'un rayon de satin…
Pâle comme un soupir, triste comme un naufrage.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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18 juillet 2019

J'oublierai

 à mon frère Philippe

J’oublierai les conflits, j’oublierai la discorde,
Les tourments, la rupture et les espoirs déçus,
En dépit du chagrin, des larmes qui débordent,
J’oublierai la rancœur et les malentendus.

J’oublierai le néant, les années de silence,
Tout ce temps gaspillé, cette incompréhension,
En dépit de mes pleurs et de ma peine immense,
J’oublierai la douleur, le fiel, les dissensions.

Je ne conserverai que les belles images,
Les plus doux souvenirs, les plus tendres moments,
Les bonheurs insouciants peuplant notre jeune âge,
Nos rires, nos secrets, et nos rêves d’enfant.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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