05 juillet 2019

Ma fille mon enfant

 

Ma fille mon enfant, comme le temps défile,
Comme cruellement s'envole la candeur !
Te voilà parvenue à l'âge difficile
Où l'on doute de tout, où l'on ferme son cœur.

Tu ne me parles plus, tu fuis dans ton silence,
Et moi, sans le montrer, je souffre et te comprends ;
Car je revis avec une douleur intense
Mes erreurs de jeunesse à travers tes tourments.

Je voudrais t'avouer mes soucis, mes problèmes,
Mes révoltes passées, mes vieux rêves déçus,
Pour t'aider à mûrir, à sortir de toi-même…
Mais en tiendrais-tu compte et m'écouterais-tu ?

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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Mon fils, mon grand garçon

 

Mon fils, mon grand garçon, le temps passe trop vite,
Tu renies notre amour, tu veux partir, déjà,
Tu rêves que tu fuies, et qu’enfin tu nous quittes ;
Pourtant, pour t’accueillir, je serai toujours là.

Tu t’enfonces, te perds dans une absurde errance,
Tu refuses d’emblée que l’on guide tes pas ;
Sache que pour t’aider, te redonner confiance
Ou bercer tes chagrins, je serai toujours là.

Tu te crois malheureux, souvent tu te rebelles,
Tu te venges d’un sort que tu dis bien ingrat,
Mais la vie te sourit, passionnante et si belle…
Pour te le rappeler, je serai toujours là.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


  

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04 juillet 2019

Été

 

Un ciel insignifiant, sans forme ni couleur,
S'étale chaudement sur les toits de la ville ;
Je sens se dégager de ses vapeurs fébriles
Un charme artificiel et des rêves trompeurs.

J'étouffe sous le poids des tourments de l'été,
Je m'ennuie au milieu de la foule bruyante,
Je maudis le soleil, la lumière aveuglante,
L'agitation, le monde et les festivités.

Je ne supporte plus ce jour de canicule
Et tandis que s'amorce un banal crépuscule
Mélancoliquement je pense et je revois

Le sentier sinueux qui, à travers les ronces,
S'aventure se perd et doucement s'enfonce
Dans la pénombre humide et fraîche des sous-bois.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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01 juillet 2019

Absence

 

L'année s'est écoulée, me laissant bien songeuse,
Les mois ont défilé, si rapides si courts,
Pourtant la vie s'étire et l'espace se creuse
Nous séparant, hélas, un peu plus chaque jour.

À l'encontre du temps, en retour, en arrière,
Je m'efforce d'aller, j'essaie de revenir.
Il me reste ce soir le triste anniversaire
Pour empêcher l'oubli, pour mieux le contenir.

Tu m'offres cependant la chance inespérée
De te voir apparaître au milieu de mes nuits ;
Mais ta visite est brève... alors, désemparée,
Je m'accroche en pleurant au rêve qui s'enfuit.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 

 

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12 juin 2019

Banyuls

 

C'est la fin de l'été. Déjà la Tramontane
Tourmente la colline et rafraîchit la mer.
Sur la place déserte à l'ombre des platanes
Je rêve des beaux jours et des rivages clairs.

Demain je quitterai ma terre catalane
Le jardin, la maison, les parents, les amis
Et le vieux Puig del Mas où chantent les sardanes
Qui font battre les cœurs au soleil de midi.

Comme il est noble et beau le pays de mon père !
Aussi pour le garder, majestueusement
La tour de Madeloc veille sur les Albères,
Sur l'âme du village et sur le firmament.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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07 juin 2019

Poème courtois

 (Te sachant sans amour 2° version)

Je maudis mon bonheur, vous sentant malheureuse,
Je refuse d’aimer, vous sachant sans amour,
J’ai peur de m’endormir, songeant à vos nuits creuses,
Je crains de m’éveiller, voyant vos sombres jours ;

Je me prive d’espoir, devinant vos détresses,
Je n’ose plus rêver, décelant vos langueurs,
Je réfrène mes joies, comprenant vos tristesses,
J’appréhende le soir, imaginant vos pleurs ;

Je fuis la compagnie, vous trouvant solitaire,
Je ne puis vivre en paix, connaissant vos tourments,
Je ne pense qu’à vous, mes passions m’indiffèrent,
Mon cœur souffre sans cesse… il souffre éperdument…

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

 

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