Dans les vastes forêts j’aime venir encore,
Je me plais à flâner sous les arbres feuillus ;
Mais si le lieu m’enchante un ennui me dévore :
Les enfants sont partis, le doux bonheur n’est plus.

À l’orée des sous-bois comme avant je frissonne,
Je m’enivre d’espoir, de rêves éperdus ;
Mais un écho lointain funestement résonne :
Les amies m’ont quittée, le doux bonheur n’est plus.

La pénombre est remplie de promesses nouvelles,
Je sens des grandes joies, des songes inconnus ;
L’amour est toujours là, la vie est toujours belle…
Mais le long des sentiers, le doux bonheur n’est plus.

 

Isabelle CALLIS-SABOT