Enfin le vent faiblit. Un calme passager
S'installe sur la mer qui doucement s'apaise ;
La tempête s'éloigne et les vagues se taisent,
Un rayon de soleil éclaire les rochers.

J'apprécie plus d'autant plus ce grand soulagement
Porteur de réconfort, de joie et de promesse,
Que le monde intérieur dans lequel je progresse
Subit, comme les flots, les caprices du temps

Me faisant profiter de répits merveilleux,
Quand les tourments s'en vont, quand les passions vacillent,
Quand mon âme est pareille à l'onde qui brasille
Et rêve sous le ciel éphémèrement bleu.

 

Isabelle CALLIS-SABOT