Quand la nuit se retire en emportant mes rêves,
Mes désirs inconscients, mes élans, mes pulsions,
Un grand vide m'entoure et le jour qui se lève
Finit par inhiber ma chère inspiration ;

Alors contre l'ennui je lutte et me rebelle,
Refusant de quitter l'univers aérien,
Dépourvue de ma lourde enveloppe charnelle,
J'ignore la contrainte et fuis le quotidien.

Car je préfère aller par les routes célestes
Pour goûter pleinement, sous de divins climats,
À travers des bonheurs candides et modestes
Les plaisirs de l'Esprit méconnus ici-bas.

 

Isabelle CALLIS-SABOT