Face au monde concret qui m'étouffe et m'oppresse
Et constitue pourtant mon environnement,
Devant les opinions dénuées de sagesse,
Les avis superflus futiles décevants,

Je me sens obligée sans cesse de contraindre
Ma sensibilité, mes goûts, mes doux penchants,
De feindre la froideur, de me taire et d'éteindre
Mon dépit ma révolte et mes ressentiments.

Ainsi donc en secret je m'oppose et réclame,
De la médiocrité je cherche à m'affranchir
Pour combattre ce trouble et pour qu'enfin mon âme
Au gré de ses idées puisse s'épanouir.

 

Isabelle CALLIS-SABOT