Des poèmes pour rêver

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22 juillet 2019

Septembre

 

Le ciel s’est libéré de ses vapeurs torrides,
Les jours se sont défaits des trop vives clartés,
L’air s’est enfin rempli d’une tiédeur humide,
Le calme est revenu, l’été s’en est allé.

L’été s’en est allé. Tout revit. Tout respire
Le suave parfum de la douce saison
Et pourtant je perçois, dans l’ombre qui s’étire,
Un étrange regret et de légers frissons.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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20 juillet 2019

Évasion

 

Voici venir le soir. Il est temps de partir
Vers un pays de rêve et de mélancolie ;
Viens donc, ma bien-aimée, ma seule et douce amie,
Loin des réalités, et loin des souvenirs.

Nous irons visiter les jardins de la nuit,
J'oublierai mon chagrin, mes haines inutiles,
Le bruit, les cris, les gens, les fêtes et la ville
Qui remplissent mon cœur d'aversion et d'ennui.

Ne restons pas ici, fuyons le cauchemar,
Les tristes avenues, les rues, les lieux infâmes…
Allons, prépare-toi, ma Princesse mon Âme,
Ensemble franchissons les célestes remparts.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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19 juillet 2019

Matin d'hiver

 

La brume conservait un goût de rêve étrange,
Déliant la candeur des secrets de la nuit,
Elle mêlait ainsi le soleil et l'ennui
Sous le voile infini de son aile d'archange ;

Déliant la candeur des secrets de la nuit
La neige regardait l'étoile ou le nuage,
Pâle comme un soupir, triste comme un naufrage,
Elle mêlait ainsi le soleil et l'ennui ;

La neige regardait l'étoile ou le nuage
Lorsque je m'éveillai dans le petit matin
Bercée par la douceur d'un rayon de satin…
Pâle comme un soupir, triste comme un naufrage.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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18 juillet 2019

Poème à mes enfants

 

Vous avez déserté le jardin de l’enfance,
Votre vie est ailleurs, loin de moi, loin d’ici ;
Pourtant je pense à vous, toujours, en permanence,
Je tremble à chaque instant de crainte ou de souci.

Je vous protège encore et malgré les distances,
Je vous couvre en secret d’attentions, de douceur,
De tendresse et de soin, d’amour et de confiance,
Je prie pour vos succès et pour votre bonheur.

Quelques fois, je l’avoue, mon cœur souffre en silence,
Devant la chambre vide imbue de souvenirs…
Il ne regrette rien… il pleure votre absence
Et l’envie qu’il aurait de vous voir revenir.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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Philippe

 

J’oublierai les conflits, j’oublierai la discorde,
Les tourments, la rupture et les espoirs déçus,
En dépit du chagrin, des larmes qui débordent,
J’oublierai les rancœurs et les malentendus.

J’oublierai le néant, les années de silence,
Tout ce temps gaspillé, cette incompréhension,
En dépit de mes pleurs et de ma peine immense,
J’oublierai la douleur, le fiel, les dissensions.

Je ne conserverai que les belles images,
Les plus doux souvenirs, les plus tendres moments,
Les bonheurs insouciants peuplant notre jeune âge,
Nos rires, nos secrets, et nos rêves d’enfant.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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17 juillet 2019

Poème à mon frère défunt

 

La vie, l’ingrate vie qui nous a séparés,
T’a conduit peu à peu vers la désespérance ;
Contre de noirs écueils, après bien des errances,
Sans doute as-tu choisi, un soir, de t’échouer.

Tu ne supportais plus les affres du destin,
Les soucis récurrents, les rêves sans issue,
Tu fuyais la détresse et les déconvenues,
Tu ployais sous le poids des immenses chagrins.

-La chance me comblait quand tu versais des pleurs…
Devant le blanc tombeau décoré de bruyères,
Le remords me harcèle et tenace et sincère,
Et j’éprouve une vive et si forte douleur…

Que me reste-t-il donc, sinon de frêles fleurs ?
Que me reste-t-il donc, sinon quelques chimères,
Sinon la sensation affligeante et amère
De t’avoir dérobé une part de bonheur ?

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 


 

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13 juillet 2019

Matin d'automne

 

L'air était encor tiède en ce début d'automne,
Les jours se ressemblaient, calmes et monotones ;
J'errais dans le matin, seule avec mes soucis :
Les roses se fanaient, nos souvenirs aussi…

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 

 


 

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Langueur

 

J'éprouve en ce moment une langueur secrète,
Je me sens esseulée, le temps n'en finit pas ;
Je m'ennuie, je t'attends, et dans l'ombre je guette,
Espérant ton retour, le doux bruit de tes pas…

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 

 


 

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Mon jardin que j’aimais

 

Je suis partie sans peine et sans mélancolie,
J’allais vite oublier… du moins je l’espérais,
Mais le regret surgit qui déchire ma vie.
-Je pense encore à toi, mon jardin que j’aimais.

Le pré se couvre-t-il de verdure nouvelle ?
Et l’air embaume-t-il du parfum des lilas ?
L’azur se remplit-il du vol des hirondelles ?
Le matin est-il doux ? Je ne le saurai pas.

Car malgré cette envie remuant mes entrailles,
Je ne reviendrai plus. J’ai peur, tellement peur,
Au lieu des jolies fleurs, de trouver des broussailles,
Au lieu de la rosée, des larmes ou des pleurs,

Au lieu des chants d’oiseaux, un funeste silence,
Au lieu du beau printemps, une morte saison,
Au lieu de flâneries, une cruelle errance,
Au lieu de souvenirs, un rêve à l’abandon.

 

Isabelle CALLIS-SABOT

 

 


 

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